LOCALISME, SOUVERAINISME, NATIONALISME,VOCATION A L’UNIVERSEL: TOUT CELA NE S’OPPOSE PAS DES LORS QUE LES LIBERTES LOCALES SONT PRESERVEES, L’EXEMPLE BASCO-NAVARRAIS

Posté le 5 avril 2013 par goranafarroa dans Non classé

                    Qu’il s’agisse des « fueros » défendus par les requêtes carlistes comme des libertés bretonnes défendues par les chouans ou du statut particulier de l’ancien royaume de Navarre associé pour ce qu’il en restait à la France lors de l’évènement d’Henri IV qui, dans la continuité du baptême de Clovis, marque simultanément le caractère de « fille ainée de l’Eglise » de la nation-mère des Arts et sa propension, galvaudée ensuite par le jacobinisme laïciste puis plus récemment par les différentes variantes de la mondialisation (supranationalisme européen, immigration incontrôlée, financiarisation et cosmopolitisme des élites, investissements qataris et chinois comme palliatifs au maintien d’un niveau de vie infinançable suiteaux délocalisations,  phénomène « parc d’attractions » pour touristes qui, s’il n’empêche pas certains magnifiques exemples comme le Puy-du-Fou, se traduit surtout par l’afflux de maffieux de toutes origines dans la capitale et sur les littoraux) à rassembler plusieurs entités ethniques originelles. A ce titre-là, il s’agit de comprendre la fameuse phrase du général de Gaulle, que je n’approuve d’ailleurs pas dans le contexte où elle a été prononcée, au sens strict « C’est très bien qu’il y ait des Français noirs, jaunes…vocation à l’universelle, nous sommes avant tout un peuple de race blanche, de religion chrétienne, de culture gréco-latine ». En pratique, cela se traduirait par la double idée que la France a une  vocation coloniale sur le plan géopolitique à condition de ne pas chercher à « franciser » systématiquement mais avec parcimonie en préservant les cultures locales et que, pour la partie européenne de son territoire, elle a effectivement vocation à acueillir des individus de toutes origines et faire de certains d’entre eux des Français à part entière mais à condition que les flux de c es derniers restent de toutes les façons minoritaires et dénués de toute vocation « parisitaire » comme le système d’ »Etat-Providence » à la française le permet trop souvent; le « baptême de Clovis » constituait avant tout l’union de trois peuples, Latins de Gaule, Celtes de la variante gauloise, Francs et assimilés, ce qui renvoit d’ailleurs dos à dos les définitions de Fichte et de Renan; mais ce sont agrégés ensuite certaines autres composantes d’ethnies indo-européennes (Celtes de la variante bretonne, Alsaciens, Latins de Corse et de Catalogne) ou d’autres races (certaines populations de l’ancienne Algérie Française assimilables, des Antilles ou de certains comptoirs d’Asie ou d’Océanie) ainsi qu’un exemple intéressant car indigènes de race blanche non assimilables à la grande ethnie indo-européenne: les Basques!

Il convient de signaler que ces derniers, bien sûr largement mélangés avec des populations indo-européennes ou sémitiques au cours des âges, ont été pour partie latinisés, donnant ainsi les Gascons et que ces derniers ne sont plus considérés depuis comme des Basques. Par ailleurs, si je reconnais la Bidassoa comme véritable frontière entre Labourd et Guipuzcoa définie par le traité de l’île aux Faisons reconnaissant ainsi une appartenance espagnole-au sens strict du terme c’est-à-dire en respectant la spécificité « euskadienne »-, le cas de la Navarre n’est pas si clair que cela en raison du lien historique direct avec la France. Et quant à la castillanisation du Sud de la Navarre, je répondrais que cela ne change rien au problème, pas plus que concernant l’Alava dont Alexis Arrette a justement insisté sur l’opportunité de la « rebasquisation » opérée récemment et que, par ailleurs, je n’approuve pas vraiment les défenseurs d’une identité basque délatinisée car reconnaissant l’apport de l’Histoire.

              L’intellectuel catholique basque Sabino Arana Goiri défendait le « pacte d’association » supprimé par la Révolution Française, qui, à lui seul, complétait avantageusement les « fueros », « privilège » fiscal justifié pour des raisons politiques exigeant la contribution de la Navarre et des provinces de l’actuel Euskadi-l’arbre de Guernica constitue bien plus qu’un symbole et il semble que le général Franco aurait du écouter davantage ses alliés carlistes, sur ce point quand bien même la dimension « révolutionnaire » du gouvernement basque s’appuyant sur des ouvriers déracinés avait dénaturé le patriotisme originel.

En effet, les mouvements abertzale, ayant extirpé de leurs revendications identitaires leur origine carliste et navarraise, ayant probablement commis l’erreur d’avoir cherché à combattre d’abord les Etats-nation français et espagnol plutôt que de s’attaquer intelligemment au phénomène d’envahissement de la côte labourdine par les afflux de touristes et de retraités qui ne poseraient pas tant de problèmes objectifs s’ils étaient en plus petit nombre et s’ils contribuaient davantage à développer l’agriculture locale traditionnelle de l’immédiat arrière-pays.

 

               J’ai toujours défendu l’idée d’une complémentarité entre identité nationale et identités régionales mais, ce que je n’avais pas dit précédemment est que je crois maintenant que, si je combats les « eurorégions » en tant que  relais de l’européo-mondialisation se caractérisant surtout par la suppression de la frontière en pratique avec les conséquences que cela amène, je pense que les identités régionales peuvent être sainement défendues dans un cadre transfrontalier et que cela ne peut que consolider l’Etat-nation à l’heure où, l’exemple suisse le démontre au moment où les banques helvètes collaborent davantage avec le fisc en vue de limiter l’effondrement de l’euro qui ne serait d’ailleurs pas une mauvaise chose d’un point de vue économique et donc social-une société basant son économie sur les exportations se trouve nécessairement plus saine et plus stable sur le long terme qu’une société de consommation à base de produits d’importation comme la France d’aujourd’hui-, la prévisible faillite  de l’Etat-Providence-à la fois  corrollaire et conséquence de la mondialisation et de son relai européen (je pense surtout qu’il ne faut pas mélanger les deux comme auraient tendance à le faire les abertzale attachés à l’Union européenne comme l’a démontré notre ami Pierre Hillard) ne peut qu’inciter les nations à se consolider à partir de bases issues de l’Histoire même si deux nations aussi différentes que la France et l’Espagne peuvent s’appuyer notamment sur une même entité que serait la Catalogne ou la Navarre ou pourquoi pas un Pays Basque traditionnel.

               Pour autant, l’existence de frontières internes et externes -je prône le système des écluses au niveau européen-me semble une nécessité non seulement économique mais identitaires, même s’il est évident que la Bidassoa-seule véritable démarcation officielle du traité des Pyrénées négligeant l’absence de frontière stricte dans la zone montagneuse entre Iparralde et Navarre comme le cas juridiquement intéressant du « pays de Quint » le confirme-, ne saurait constituer un « nouveau mur de Berlin » et que je suis le premier à valoriser l’activité économique traditionnelle-les contrebandiers autrefois, l’eusko aujourd’hui- et à prôner une meilleure liaison entre côte labourdine et côte guipuzcoane mais à condition que des liaisons se  développent aussi avec le Pays Basque intérieur.

C’est que l’ouverture excessive des frontières prônée par l’Union européenne, sans pour autant mettre fin au « jacobinisme » à la française » actualisé à travers une société de consommation déracinée et coûteuse pour les finances publiques, a profondément menacé le tissu économique local, garant des terroirs, il n’est que de constater que ce sont surtout des « ventas » ayant perdu leur aspect pittoresque initial qui subsistent, telles à Dancharia mais surtout, le fait que, comme les touristes ou les retraités déracinés, les Basques espagnols ne semblent venir favoriser en Ipparalde que les grandes surfaces!

On le voit, la suppression de cette  frontière interne au Pays Basque n’a pas contribué à développer l’économie traditionnelle de proximité alors que celle-ci s’accomodait finalement fort bien de l’existence de cette frontière administrative qui, consolidant une certaine stabilité économique -empêchant notamment le modèle labourdin de se développer en Biscaye et en Guipuzcoa où les industries ont été préservées mais aussi les côtes et leurs activités traditionnelles mais surtout en limitant les conséquences d’une mondialisation incontrôlée et d’une immigration massive en Pays Basque-, consolidait aussi sa base « identitaire » qui, traditionnellement, n’était pas hostile aux nations française et espagnole, en raison de l’association franco-navarraise mais aussi du maintien des « fueros » aprement défendus avec raison par les requêtes carlistes.

                     Peut-être aussi en raison de la capacité de contribution des Basques à l’universalité qui leur a permis de contribuer au développement de l’hispanité-des religieux basques auraient contribué à former des interprêtes amérindiens avant la conquête de l’Empire inca en raison de symboliques non encore totalement expliqués par les historiens- et de la francophonie à laquelle je suis fondamentalement attaché, le point commun étant la contribution, avec la lusophonie, au développement de l’Eglise catholique dans son sain universalisme latin mais la différence étant que la francophonie a un rôle politique à jouer, complémentaire de la vocation universelle de la France qui, là encore ne contredit en rien ceux qui se font une certaine idée de la « fille ainée de l’Eglise ».

Ne s’opposant en rien à l’universalité, le « localisme » constitue la traduction concrète d’un modèle politique et économique alternatif où les solidarités naturelles pallieraient les conséquences d’une faillite de l’Etat centralisateur prétendûment nommé « Etat-Providence » en luttant efficacement contre les importations. A ce compte-là, le terroir basque ne manque pas d’atouts -il est même possible d’y associer des « étrangers » à travers leur goût pour les productions et producteurs locaux (ovins, porcins, piment) constituant d’ailleurs un exemple pour l’Occident (c’est précisément là la vocation universelle du terroirs, celle de l’exemple) mais il faut pour cela écarter le double écueil du rejet des Etats-nations historiques, surtout de la « fille ainée de l’Eglise » à vocation universelle, et de la « collaboration » excessive avec tous les acteurs, agents immobiliers, fonctionnaires nationaux ou européens, étrangers sans attaches envahisseurs de la côte labourdine, contribuent à la dilution de notre peuple multimillénaire qui a vocation à défendre farouchement son identité autant qu’à contribuer à la vocation universelle de la nation française ainsi que l’hispanité comprise comme un relai de la latinité.

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